la Musicothérapie 

Introduction 

Depuis l’Antiquité cet Art des Muses se définit au gré des effets produits sur les auditeurs de certaines mélodies : Platon affirme, à ce propos, qu’un choix des Harmonies d’ensemble est obligatoire alors que Aristote admet tous les genres aussi bien celui relaxant que celui qui perturbe car les réactions engendrées (même violentes) provoquent, selon lui, une purification des passions. Cette approche particulière à la personne utilise donc la musique comme instrument de communication non verbale. Ce langage favorise, en effet, la croissance de notre potentiel et, par conséquent, améliore notre qualité de vie : le couple homme/son développe une perception sensorielle aiguë qui génère une faculté inédite d’écouter et de jouer un rôle dans le monde.

La musico-thérapie : le parcours qui unit musique et médecine

L’art musical s’adresse directement à la sensibilité de l’individu : le son a (depuis environ 30.000 ans) altéré de nombreux états de conscience portant parfois à la disparition de malaises. Ce pouvoir mystérieux fait naître des rituels complexes dans diverses civilisations antiques qui voient dans les vertus thérapeutiques de la musique la substance originelle de la Création.

Ainsi le monde grec nous confie sa pensée spéculative qui attribue à l’art des sons une valeur centrale à l’intérieur de la cosmogonie : selon la conception de Pythagore, l’ordre qui supporte le cosmos est dynamique et ce mouvement exprime l’harmonie universelle composée de sons. Il attribue donc à la musique le pouvoir de reconstruire l’harmonie perdue de l’âme humaine. Damon (musicologue du Ve siècle avant J.C.) confirme ces dires en considérant la musique une médecine de l’âme à tous les effets.

La disparition de cette civilisation antique n’a en rien effacé ses théories, elles ont toutefois dû s’adapter au mouvement de pensée naissant avec le Christianisme. Saint Augustin ne voit, hélas, en cette science que le rapport harmonieux entre Dieu et ses créatures. Partant son utilisation à des fins thérapeutiques disparaît jusqu’à la Renaissance : durant cette période de nombreux médecins cultivent une grande passion pour la musique, par conséquent, ils s’intéressent à ses effets sur l’être humain et (re)découvrent ses vertus. Robert Burton (1557-1640) est le premier à introduire la musique dans une thérapie puis suivra le premier traité de musicothérapie de l’histoire écrit par Richard Brocklesby (1722-1747). Tel est le point de départ des recherches scientifiques effectuées dans ce domaine.

L’image est de Rafal Olbinski (illustrateur).

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